Problèmes

 

   La greffe d'organe signifie que l’on remplace un organe déficient par un organe sain, lors d’un acte chirurgical. Les malades concernés sont très divers, mais ils ont comme point commun d’avoir un état physique qui se dégrade, et celà en dépit des traitements médicaux.

On sait aujourd’hui greffer avec succès six organes différents. Le rein est le plus couramment greffé, suivent le foie, le coeur, les poumons, le pancréas et des parties de l’intestin. Les greffes de cœur, de foie, de poumon sont vitales.

En 2008, ce sont au total 4 620 organes qui ont été greffés.

 

 

Parmi les malades qui peuvent être amenés à recevoir un jour une greffe d’organes, on rencontre des personnes atteintes de malformation cardiaque, de cirrhose, de mucoviscidose, d’insuffisance rénale terminale, de certains cancers... On rencontre également des patients de tous âges, du bébé à des personnes de plus de 70 ans. En effet en 2008, 1 119 patients de plus de 60 ans ont reçu une greffe d’organes.

 La greffe est une décision très importante. Elle est étudiée au cas par cas par un médecin qui connaît bien le patient qu'il traite, tout dépend de l’évolution de la maladie, de l’efficacité des traitements prescrits ainsi que de l’état de santé général du malade. Le remplacement de l’organe déficient est envisagé par le médecin qui suit le patient lorsque plus aucun traitement ne fonctionne. Lorsqu’une greffe de cœur, de foie ou de poumons est décidée, c’est qu’elle est devenue vitale pour le patient : l’organe ne fonctionne plus et le patient est en danger de mort.

 

 

  Aujourd'hui et malgré la hausse régulière des prélèvements, le principal obstacle à la greffe reste toujours le manque d'organes disponibles. Pour combler ce déficit il existe deux voies: le prélèvement de nouveaux profils de donneurs ainsi que la lutte contre les refus « par précaution ». En effet, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé par la famille du donneur potentiel. Il est vrai que le refus émane le plus souvent des proches qui, ne connaissant pas la volonté du défunt, préfèrent refuser le don. De ce fait, l’attente de greffe peut alors durer plusieurs mois et voir parfois même plusieurs années.         Comme preuve, en 2008, sur 13 698 patients en attente d' une greffe d’organes, 218 personnes sont décédées faute d’avoir reçu un don à temps.

 Ce decalage entre prélevements d'organes et nombres de personnes en attente de d'une greffe est notemment visible sur ces deux graphiques:

 

 

 

Mais cette pénurie d'organes n'est pas visible qu'en France. En effet, aux Etats-Unis 62 000 patients sont actuellement dans l'attente d'un organe et 11 personnes meurent chaque jour faute de pouvoir bénéficier d'un don.


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