- le pancréas

  En ce qui concerne le pancréas:

   Pas moins de 30 années ont été necessaires pour aboutir à la première implantation d'un prototype de pancréas artificiel. Si cette prouesse technique nécessite encore plusieurs étapes de validation, les conditions techniques sont aujourd'hui réunies. Sa mise au point constitue un formidable espoir d'amélioration de la vie quotidienne des diabétiques.

Le diabète est un trouble de l'assimilation, de l'utilisation et du stockage des sucres apportés par l'alimentation. C'est l'insuline, une hormone produite par le pancréas, qui régule la quantité de sucre stockée ou "brûlée" dans les cellules. Quand les cellules du pancréas sont détruites ou épuisées le manque d'insuline empêche le bon passage du sucre depuis le sang vers les tissus et  entraine donc une augmentation de la glycémie (taux de glucose dans le sang) responsable des complications du diabète.

 La mise au point d'un pancréas artificiel doit donc permettre d'atteindre trois objectifs : la prévention des complications du diabète, la réduction du risque d'hypoglycémie induite et l'amélioration de la vie quotidienne des personnes atteintes. Pour remplir ces trois objectifs, trois éléments sont nécessaires : la pompe à insuline, le détecteur de glucose sanguin en temps réel ainsi qu' un dispositif de liaison entre ces deux éléments

  Tout d'abord la pompe à insuline est un dispositif qui apporte de manière continue et régulable l'insuline nécessaire au corps. Elle doit également être en mesure de modifier rapidement le taux d'insuline circulante. Comme l'explique le Pr Renard, réalisateur de la première implantation au monde d'un prototype de pancréas artificiel, pratiquée à l'hôpital de Montpellier: ce dispositif a été mis au point au cours des dix dernières années, et permet l'administration d'insuline grâce à une télécommande externe. Cette pompe se présente comme un "palet de hockey" de 2 cm d'épaisseur et 8 cm de diamètre recouvert d'une couche de titane et pesant 130 g. Le petit entonnoir  situé au centre de l'appareil permet un remplissage transcutané d'insuline à une concentration qui est quatre fois plus importante que celle utilisée pour les injections habituelle.

Comme le dit le professeur, "La faible énergie que nécessite la pompe entraîne une durée de vie de la pile à lithium de 7 à 10 ans". L'hormone est perfusée via un cathéter qui "flotte" librement dans l'abdomen.


  Et le detecteur de glucose : c'est la pièce principale de l'appareil. En effet ce détecteur doit permettre un contrôle sanguin en temps réel et  ceci de manière stable. Long d'un centimètre et d'un diamètre de 3 mm, le détecteur flotte dans la veine cave supérieure, situé juste au-dessus du coeur. A cette endroit il existe un haut débit sanguin ce qui permet donc de réduire considérablement le risque de caillots." déclare le Pr. Renard. Pour terminer , le tout est connecté depuis un fil de liaison jusqu'à la pompe sous cutané qui n'est ni visible ni palpable. "Avec le recul de quatre mois dont nous disposons, on a constaté une fiabilité de 95 % entre les données du détecteur de glucose et les évaluations classiques faites par autocontrôle" précise le Pr. Renard.

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