- le coeur

Après avoir etudier certaines solutions possibles, nous allons voir les projets des scientifiques qui tentent d'ameliorer les organes artificiels existants afin de les rendrent plus autonomes, plus pratiques..

Grâce à ses nombreuses réussites dans divers projets de conception de bio-prothèse cardiaque et devant la forte hausse des cas d'insuffisance cardiaque et d'infarctus du myocarde, le professeur Alain Carpentier décida de se lancer en 1988 dans la conception du premier cœur artificiel autonome.

Alain Carpentier est membre de l’Académie des sciences dans la section "biologie humaine et sciences médicales" et professeur émérite à l’université Pierre et Marie Curie. Il officie également en tant que chirgien dans le département de chirurgie médico-vasculaire et de transplantations d’organes à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.
Il obtient le Grand prix de la Fondation pour la recherche médicale en 1998, et il a reçu en 2007, conjointement avec Albert Starr, le prix américain Albert Lasker, pour le développement des bioprothèses de valvules mitrales et aortiques, qui ont prolongé la vie de millions de personnes atteintes de maladies cardiaques.

Il est important de noter que le cœur artificiel d’Alain Carpentier est différent de l’assistance ventriculaire ou de l’assistance circulatoire. Contrairement aux cœurs artificiels existants, il ne sera plus question de se promener relié en continue à une source d'énergie exterieure. En effet, la batterie sera placée à l’intérieur même du cœur artificiel, alimentée par des recharges extérieures.

Alain Carpentier

Une vingtaine d'années auront étaient nécéssaires pour concevoir ce cœur artificiel autonome, mais actuellement, les simulations sur ordinateur se poursuivent.

Le professeur Carpentier et son équipe ne sont pas les seuls à travailler et à innover en matière de recherche médicale. En effet d’autres équipes américaines et allemandes travaillent aussi sur des projets similaires. Mais pour l’instant, les équipes étrangères se heurtent à un problème majeur : la formation de caillots dans le sang. En effet, lorsque le sang est en presence d’un corps étranger, il coagule. Un problème résolu par l’équipe française, grâce à l’exploitation d’un biomatériau, déjà utilisé pour la fabrication de la prothèse valvulaire cardiaque. Ainsi, le professeur Carpentier sait déjà qu’il n’aura pas à utiliser des anticoagulants sur ses futurs patients.

L'autre problèmes fut de s'adapter parfaitement à la physiologie du cœur « naturel ». Pour cela Alain Carpentier avait besoin de l'aide de plusieurs ingénieurs et électroniciens. Il a donc décidé de faire appel aux services du groupe européen d'aéronautique EADS. L’entreprise a donc accepté cette colaboration qui s'est entreprie dans le secret le plus totale. En parallèle à l’étude de la forme du muscle cardiaque, les équipes ont également observé pendant plusieurs semaines les contractions du coeur, car comme l’explique le Professeur Carpentier « Le cœur n’est pas une simple pompe. Il s’agit d’un système viscoélastique c’est-à-dire qu’il se fait avec une certaine progressivité, une certaine élasticité. Ce caractère viscoélastique explique que l’hémodynamique soit optimale pour répartir le sang dans le corps ».

Contrairement aux transplantions classiques, le cœur artificiel ne peut pas d’être rejeté par le corps qui le réceptionne. Il ne présente donc aucun risque pour le patient.

Mais, il est bon de souligner que ce rêve fou de cœur artificiel s’éloigne peu à peu de la science-fiction. En effet, en faisant appel à l’industrie aéronautique, Alain Carpentier réalise deux révolutions importantes : la première, est celle de faire appel à une entreprise privée dans le but de travailler sur la recherche médicale.
La seconde est que la simulation sur ordinateur permet d’étudier tous les cas de figures avant de potentiels essais cliniques de ce coeur artificiel. Le professeur sait déjà à quoi s'attendre de la part du coeur artificiel en cas d’hémorragie ou d’embolie pulmonaire.

Le protype de coeur artificiel entièrement autonome, a été présenté  fin octobre 2008
Le protype de coeur artificiel entièrement autonome, a été présenté fin octobre 2008

Aujourd'hui la date de la première opération est encore un mystère même si plusieurs dates ont étés avancées par les médias. Malgré la « concurrence » qui existe entre les différentes équipes qui travaillent sur ce projet, le professeur Carpentier insiste sur le fait que lui et son équipe ne « souhaitent pas forcément être parmi les premiers, mais être les premiers à réussir ».

 

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